La mère de Willa, 17 ans, s’occupe de l’organisation des élections de miss tandis que son père collectionne les maîtresses de 20 ans. A l’anniversaire de sa meilleure amie Fran, elle rencontre un jeune homme dont les parents sont morts dans de mystérieuses circonstances. Elle va bientôt découvrir une famille qui cache bien des secrets… (source Electre)Avis du comité : Coup de coeur pour une personne, A découvrir pour trois autres
Conte sophistiqué, dans la haute bourgeoisie bohème. On retrouve l’humour ironique et distancié de l’auteure. Edern Fils-Alberne le taciturne séduira-t-il Willa Ayre qui hésite avec le beau Iago. Marni la petite soeur aveugle joue du piano et a peur à onze heures du soir. Une enquête policière sur fond de secrets de famille où les codes du roman anglais sont convoqués.
Autre avis : Uriell
J’ai hésité à commencer ce livre. Il était rose, le mot « amour » apparaissait sur la couverture pour en donner le thème, et le résumé, en quatrième de couverture disait, en gros : une fille qui se sent banale sort avec un garçon extraordinaire mais en rencontre un autre intéressant. Elle doit alors choisir. Tout semble donc fait pour que le lecteur soit averti qu’il a entre ses mains un livre cucu qui fleure bon les premières aventures amoureuses d’une adolescente. La lecture se divise en deux temps : les cents premières pages, et le reste. Durant ces premières pages, j’ai été tentée d’abandonner ma lecture. J’avais l’impression de regarder un mauvais film pour adolescents. La couverture semblait tenir toutes ses promesses. À cela s’ajoutait l’effet désagréable d’une écriture que l’on force à faire « jeune » en y glissant des expressions qui semblent puisées d’un dictionnaire du genre « Dico du français branché ». Mais heureusement, la suite du livre est bien plus intéressante, et l’effet roman à l’eau de rose pour ados est dilué dans du suspens, un peu d’amitié, du policier… À mon goût, le livre aurait pu se passer d’une partie de son intrigue, notamment celle qui concerne Iago, et n’en aurait pas été plus mauvais, au contraire. Face aux impersonnels Marie-Cé, Loulou, Fran, Jennifer et compagnie apparaissent des personnages bien plus intéressants et dotés d’une réelle personnalité : El, Seconde, Edern, et surtout l’attachante petite Marni. Je craignais un peu le dénouement de l’histoire que j’imaginais tordu et presque non crédible. Mais finalement, l’intrigue était plutôt solide et je n’ai pas été déçue. Pour conclure, je dirais que c’est un roman que l’on pourrait qualifier de « bâtard » du fait de sa composition hétéroclite d’éléments très intéressants et d’éléments de très faible qualité.
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Tags: Enquête policière, humour


