Denis, la vingtaine à peine, apprend la mort violente de son père qu’il admirait beaucoup. Les obsèques sont l’occasion de revoir son demi-frère Patrick qui avait quitté 15 ans plutôt le giron familial. Celui-ci s’entendait très mal avec ce père mystérieux qui semblait taire beaucoup de choses sur son passé. Constatant l’inertie de la police, l’apparent désintérêt son demi-frère et sans l’aide de sa mère, exilée en Argentine, Denis va devoir enquêter lui-même…
Avis du comité : Pourquoi pas ?
Certains ont regretté quelques raccourcis, semble-t-il excessifs, comme l’éjection totale de la mère, dont le caractère est pourtant bien trempé, ou le manque de lien, d’atmosphère littéraire de roman noir, telle qu’on peut la retrouver chez certains auteurs continentaux qui savent si bien restituer l’ambiance des bas-fonds des grandes métropoles européennes. L’auteur est spécialiste de l’écriture cinématographique. Son texte a peut-être, par certains aspects, un peu trop la patte de la mécanique visuelle.
Cependant, ce polar met en jeu des thèmes intéressants et traite avec justesse les relations masculines à l’intérieur d’une famille, les difficultés que peuvent avoir certains hommes à communiquer, la question de la filiation paternelle et les secrets de famille.
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Tags: Culpabilité, Deuil, Disparition, Filiation, Fratrie, Roman noir
J’ai bien aimé, c’était divertissant et interessant à lire. Mais je n’ai pas trouvé que c’était un » roman noir intimiste » comme il est écrit au dos du livre, par contre c’est vrai que la vie des frères s’est jouée sur des malentendus. Ce qui par ailleurs a complétement gaché la vie de Patrick.
Bonjour Marine,
Je pense que l’éditeur fait référence au « roman noir » comme style codifié en pensant aux classiques du genre de Chandler à Hammet aux US ou Manchette et dans une moindre mesure Pouy en France. Dans un roman noir l’enquête criminelle est moins importante que l’ambiance sociale ou les tourments vécus par les personnages. Souvent il y a aussi une « femme fatale » qui amène le personnage principal à sa perte. C’est vrai que cette sensation de « noir » soutenue jusque dans l’aspect de la couverture est peut-être artificiellement accentuée dans ce qui est avant tout un roman psychologique familial.