Des mots pour raconter les maux de notre société… Un soupçon de rock pour convaincre les plus extrémistes… Une gueule d’amour pour séduire les filles… Des cordes voire même des instruments baroques pour les envolées lyriques… La recette magique de Cyril Mokaiesh se compose d’ingrédients qui ont de quoi charmer les oreilles les plus farouches. De là à lui décerner la mention « artiste de l’année 2011« , on se risquerait presque au pari…
En 2008, Mokaiesh se conjuguait au pluriel, en groupe porte flambeau d’un rock en français lettré, magnétisant avec ardeur des textes d’une extrême virtuosité et des guitares instinctivement animales.
Aujourd’hui, Mokaiesh se conjugue au singulier pour un deuxième album dont le style se situe quasiment à l’opposé du premier même si on y retrouve intacts son sens lyrique et sa fougue. Sa rencontre avec l’arrangeur et réalisateur Philippe Uminski (ayant travaillé notamment avec La Grande Sophie, Calogero, Mass Hystéria…) va bouleverser les certitudes de Cyril qu’il faudrait forcément en passer par le dénuement pour se faire entendre. Uminski, sa double culture pop/chanson française, son sens aigu des orchestrations vibrionnantes, c’est exactement le genre de partenaire qui manquait à Cyril pour satisfaire son ambition. A savoir inventer en 2010 une chanson à texte qui rivalise en majesté avec celle de l’age d’or, mettre à jour cet art sacré de l’écriture poétique et musicale dans une perspective moderne.
